Entreprise individuelle : 5 qualités pour entreprendre seul

L’entreprise individuelle se porte bien, le nombre d’auto-entrepreneurs à se lancer chaque mois est même devenu un indicateur clé de la forme de l’entrepreneuriat en France et on ne compte plus les salariés qui démarrent une carrière de consultant en profession libérale ou qui se mettent à tester la vente de produits ou services sur leur temps libre. Pour autant, entreprendre seul suppose un certain nombre de qualités personnelles.

Entreprise individuelle : 5 qualités pour entreprendre seul

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Savoir ne pas compter ses efforts

Nous avons déjà abordé ce point au moment d’évoquer comment occuper ses journées d’entrepreneur. Dans le monde de l’entreprise classique, il ne faut pas beaucoup d’ancienneté pour comprendre que les promotions reposent sur bien d’autres critères que les simples performances individuelles. La série Mad men montre régulièrement les mécaniques humaines à l’œuvre dans l’avancement des uns et des autres dès lors qu’il est question d’une équipe qui doit travailler ensemble.

Comme solopreneur, vous avez la joie de voir régulièrement toute la valeur de votre travail, que ce soit sur le plan financier ou celui de l’accomplissement personnel. Cette liberté doit vous donner une plus grande énergie et le focus suffisant pour durer le temps que votre travail paye. À l’inverse, vous devez vous sentir responsable chaque fois que quelque chose échoue ou tarde à marcher.

Travailler sans compter ses efforts ne signifie pas se surmener. Vous devez au contraire développer une discipline de travail extrêmement rigoureuse.

Savoir s’entourer

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Cela peut paraître paradoxal au moment d’aborder l’entreprise individuelle, mais la réussite d’un entrepreneur en solo dépend largement de sa capacité à trouver des ressources chez les autres.

Savoir s’entourer comprend plusieurs niveaux. D’abord, pour devenir entrepreneur, il est préférable de se constituer un réseau de mentors, avec des entrepreneurs qui ont déjà parcouru le chemin que l’on s’apprête à prendre.

Une telle logique rend beaucoup plus facile le passage à l’entreprenariat. Elle permet de lever les doutes que l’on peut avoir et de régler des questions pratiques, notamment administratives et fiscales, au moment de s’inscrire comme auto-entrepreneur par exemple. En s’entourant d’entrepreneurs, on réalise assez vite que ce ne sont pas des têtes brûlées, mais plutôt des professionnels du risque qui ont appris à réduire les zones d’incertitudes au moment de tenter de nouvelles choses.

Ensuite, savoir s’entourer c’est aussi réussir à trouver des réponses chaque fois qu’une question se pose. Une requête Google peut mener à un tutoriel, un message à un contact sur LinkedIn peut aboutir à une mise en relation avec un expert du sujet, etc.

L’entrepreneur en solo doit également en permanence chercher des retours et les encourager.

Savoir s’entourer enfin, c’est utiliser tous les outils des nouvelles technologies pour externaliser le maximum de tâches chronophages et automatiser le plus de processus possibles. Avec les applications mobiles et les outils mis à votre disposition en ligne, vous avez la possibilité de gérer un volume d’affaires conséquent en étant seul. La règle en la matière est de s’appuyer sur un outil extérieur dès lors que vous trouvez quelque chose qui répond au moins à 60 % de vos besoins tout en vous simplifiant considérablement la vie.

Nous avons listé beaucoup de ces outils pour commencer une activité d’e-commerce dans Créer un blog ou un site e-commerce avec WordPress. Si vous vendez des produits en ligne, tout message venant d’un client signifie que votre processus est perfectible comme l’a souvent dit Jeff Bezos.

Dans votre travail quotidien, Google Calendar, Evernote, Dragon Naturally Speaking et Any.do sont des assistants redoutables. Un certain nombre de courriels que vous recevez peuvent donner lieu à des réponses standardisées insérées en un clic par Gmail.

Savoir vendre

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Comme on le dit souvent, tant que vous n’avez pas vendu à quelqu’un que vous ne connaissiez pas avant de démarrer votre entreprise, vous n’êtes pas encore véritablement lancé dans une logique commerciale.

Savoir vendre suppose aussi d’avoir à cœur de construire une base de clients rapidement. En accumulant des retours très vite avec des premiers clients prêts à payer pour votre produit ou service, vous réduisez considérablement le risque d’échec. Vous vous donnez aussi une chance de découvrir un marché ou un débouché auquel vous n’aviez pas pensé initialement. En ayant des clients, vous gagnez aussi du temps pour trouver ce qui assurera la pérennité de votre entreprise individuelle comme l’argent rentre.

La plupart des entrepreneurs en solo qui réussissent ont trouvé un moyen simple et peu onéreux de tester et lancer de nouveaux produits et services rapidement et à un coût minimal. Cela permet d’essayer ses idées de business le soir et le week-end en marge d’une activité salariée. C’est aussi le meilleur moyen de ne pas perdre son temps, son argent et de rester compétitif sur le marché.

Savoir prouver sa crédibilité

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Les entrepreneurs en solo sont souvent confrontés à une difficulté quand il s’agit de prouver leur crédibilité face à des structures établies. Les solopreneurs n’attirent ni les médias ni les investisseurs et sont généralement trop heureux d’avoir réussi à trouver une niche rentable pour chercher une quelconque publicité.

Un freelancer passe beaucoup de temps avec ses premiers clients pour de maigres honoraires. En échange, il faut qu’il obtienne des témoignages écrits qui lui serviront comme autant de recommandations pour convaincre d’autres clients de lui faire confiance.

D’autres entrepreneurs en solo mettent en valeur leur expertise en écrivant des articles de blog, en se rendant utiles sur les réseaux sociaux professionnels, en publiant des livres blancs ou des livres portant sur leur domaine de compétence. Ce travail renvoie au développement d’une marque personnelle sur Internet.

Savoir se faire payer

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« Je suis un créancier très patient, quand l’échéance est venue, je me fais payer, quoi qu’il arrive… », annonce Mortimer dans Pour quelques dollars de plus.

De nombreux outils comme le facturier proposé par Paypal permettent de gérer son portefeuille de clients. La question de savoir se faire payer se décompose néanmoins en deux temps.

D’abord, au moment de discuter avec un prospect, il convient de déterminer les règles de la collaboration. A l’heure, au forfait ou à la performance, votre travail a un prix. Si vous avez du mal avec cette étape, annoncez la couleur en publiant vos tarifs sur votre site et vos éventuelles plaquettes de présentation. La plupart des clients sont aussi mal à l’aise que vous au moment de discuter de prix, donc autant clarifier les choses d’entrée.

Ensuite, vous devez faire en sorte d’éviter les impayés et de limiter le travail supplémentaire induit par le chantage de certains clients mécontents. Une mesure efficace est de se faire payer en avance la totalité de la prestation. Si vous avez fait le travail nécessaire pour prouver votre crédibilité, vous n’aurez pas de souci. Éventuellement, vous pouvez accepter un règlement en deux fois, avant et après la prestation.

Vous devez également veiller à limiter les zones d’incertitude sur ce qui est inclus ou non dans votre prestation. La rédaction de conditions générales de vente est un bon moyen de le faire.

« Mais l’ennui c’est que moi, je finis toujours le travail pour lequel on me paie, tu le sais n’est ce pas ? » dit Sentenza dans Le Bon, la Brute et le Truand.

Sur certaines prestations au forfait, le temps consacré à la mission peut exploser en fonction du degré de satisfaction du client, comme pour la création d’un logo ou d’un site Internet. Une mesure simple peut être de limiter le nombre d’allers-retours avec le client à deux ou trois. Le principal problème du prestataire est que la plupart du temps, le client ne sait pas ce qu’il veut. En limitant les allers-retours possibles, vous reportez sur lui la responsabilité de l’orientation du travail.

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